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pastor Le marché politique du Woleu-Ntem vit au rythme d’un changement générationnel et brutal. En effet, l’actualité politique du G9 depuis novembre subie une véritable purge. Un processus de renversement des adeptes de l’homme de Bifolosi tant sur le plan social que politique. De la publication d’une lettre de l’association grand Essandone, du vote de Pastor Ngoua N’neme au poste de Membre du Bureau Politique de Bitam face à Hilaire et de l’éclatante nomination de Charles Mve Ellah au poste de Membre du Comité Permanent du PDG, la tour de contrôle de René Ndemezo’o s’écroule jour après jour.

 


René serai-il mort politiquement ?

La force d’un acteur politique, c’est la maîtrise de l’information et le contrôle des hommes qui animent le marché politique. A Bitam comme dans certaines villes du G9, René Ndemezo’o pilotait une équipe d’homme et femme du PDG. En effet, pendant l’élection présidentielle de 2016, certains pédégistes ont fait allégeance à René Ndemezo’o pour se mettre à dos leur candidat naturel.

Ajouter à cette trahison, le retournement de veste de Ndemezo’o après l’élection. En annonçant avec faste et assurance qu’il sera Vice-président du Gabon, Ndemezo’o avait promis la fin de ses ex camarades qui refusaient de se soumettre à lui. Il ne cachait plus de dire que Pastor et autres acteurs étaient finis. Ce statut de l’homme du Président a presque fait de René, un faiseur de cadre du PDG à Bitam et au Woleu-Ntem. 

Mais dans cette lutte de leadership, René avait oublié qu’en politique rien n’est acquis et aucune stratégie n’est invincible. Les menaces et les coups bas ne peuvent pas garantir un succès permanent. C’est ainsi que certains comme Hilaire se sont permis d’écrire une lettre assassine pour noyer Pastor Ngoua N’neme. Une vielle stratégie utilisée par le passer contre Charles Mve-Ellah à l’initiative de Ndemezo’o. Mais comme on dit, la vérité triomphe toujours. Aujourd’hui, Pastor est le patron politique de la Commune de Bitam. Il a écrasé Hilaire Mintsa le candidat fantaisistes de Ndemezo’o qui avait obtenu 13 voix sur 226 votants. Une grande victoire pour celui qu’on traitait de l’homme faible. 

Le marché politique s’annonce trouble avec une lutte entre les anciens amis. Le match est très physique, car Charles Mve Ellah vient d’être propulsé au poste de Membre du Comité Permanent, cette nomination fait de lui le rival directe de Ndemezo’o à Bitam. Oui mes chers lecteurs, le combat sera sans merci entre les anciens camarades du PDG.
En plus tout Bitam connait l’histoire de ces deux hommes, l’un fut l’ancien collaborateur de l’autre. Dans ce combat des anciens collaborateurs ennemis d’aujourd’hui, certains cadres vont perdre les plumes. Un jeu d’alliance est en cours car Pastor N’ngoua N’neme, Obiang Boileau, Emmanuel Edou Eyene, Nkoulou Janvier, Emmanuel Ondo Methogho, Fabien Ovono , Marcelin Mve Ebang, et même certains du parti les Démocrates sont favorables pour le fils d’Akam-si.

Personne ne mise sur la survie politique de René à Bitam depuis qu’Ali Bongo ne l’avait plus nommé Vice-président. Manque de moyen, le parrain de l’association Grand Essandone fait recours à des stratagèmes passéistes tels que la propagande sur les grands projets d’infrastructures dans le canton Mveze. La construction d’un barrage dans le village de Charles Mve Ellah sans conter l’électrification de Meyo-Kye. 

Alors on se demande bien pourquoi l’homme de la commune s’intéresse t-il de Mveze ? Au canton Sud, il y a un manque de routes et autres infrastructures collectives le Ministre de DN Patrick Eyogho fait finalement dans quoi ?

 L’avenir nous le dira, car les bitamois ne veulent plus des Kpistes et de cette politique qui faisait d’eux une valeur marchande.
René Ndemezo’o sera face à son destin politique et ceux qui le soutiennent payeront les frais. Il est encore temps de faire un revirement stratégique, car les hommes de tout bord politique seront à ce rendez-vous.