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Thomas Jefferson disait que « l’avenir d’un homme politique ce sont les prochaines élections, mais le tout est dans la préparation ». Le dénouement de cet avenir obéit à deux choses : la réussite ou l’échec politique. En effet, la bonne préparation entraine inéluctablement à un bon résultat tandis que le contraire entraine de facto la fin d’une carrière politique.  Face aux enjeux actuels et la distribution du pouvoir politique, administratif et financier  dans le  Woleu-Ntem, les PDGISTES originaires de cette province  se demandent bien si leur fin politique n’est pas programmée ?

 En effet, depuis l’élection du 27 aout 2016 et le ralliement d’une opposition fantoche  à la cause présidentielle, les PDGistes  d’Oyem, Bitam, Mitzic et Medouneu  subissent des humiliations à chaque Conseil des Ministres.  En effet, quand ils ne sont pas purement et simplement  limogés de leurs fonctions, ils assistent impuissant aux importantes promotions accordées à leurs adversaires.  Dans le Woleu-Ntem, le message lancé par le Président et son Cabinet semble clair, affaiblir le PDG pour laisser place à DN et à l’AJEV.

La dernière illustration en date étant les nominations des fils de Bitam aux fonctions ci-dessous à la suite de la grave crise qui oppose le groupe Veolia (SEEG) à l’Etat gabonais :

-         Directeur Général en charge des Opérations : Désiré Meba Me Fama (Militant DN de la Commune de Bitam) ;

 -         Directeur Général Adjoint chargé de l’Administration et des Finances : Tony Mba Ondo (Coordinateur Provincial de l’Ajev et Candidat à l’élection législation dans la Commune de Bitam) ;

 -         Conseiller Financier du DG : Felix Obiang Zue (Militant DN Commune de Bitam).

Au regard de ce nouveau pied de nez aux militants PDG du G9 en général et du département du Ntem en particulier, ne peut-on pas s’interroger si le PDG est encore dirigé par Ali Bongo Ondimba ou assiste-t-il impuissant ou complice à la liquidation de son parti dans le Woleu-Ntem ?

Cette triste réalité  est basée sur le fait que ces nominations de trop des membres de DN et d’AJEV à quelque mois des élections législatives signent la mise à mort des Candidats PDG.  Car comment comprendre que les hauts cadres du PDG, censés défendre la politique du président  sont quasiment dans la mendicité tandis que leurs adversaires politiques se prélassent dans une opulence qui frise le mépris à  leurs endroits.

 Diane Feinstein nous dit que « gagner n’est pas le plus important, mais perdre n’a guerre d’intérêt ». Les militants du PDG ne veulent pas perdre, c’est pourquoi ils attirent l’attention du Président Ali Bongo Ondimba et de son Cabinet sur l’impérieuse nécessité d’avoir un regard bienveillant sur la descente aux enfers des  PDGistes  du Woleu-Ntem. Car il n’est pas bon qu’un parti au pouvoir laisse l’opposition avoir un contrôle dans une province dont la situation géographique nous expose à une certaine fragilité.

Face à cette situation, il convient que le Président de République, Président du Parti Démocratique Gabonais  réagisse au plus vite car le temps presse et le doute s’est installé.